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My french marketing La réalité virtuelle : nouveau média ? l'éveil d'un nouveau sens ?
4
Oct
2015
8
La réalité virtuelle nouvel eldorado des marques

La réalité virtuelle : nouveau média ? nouvel eldorado ? nouveau sens ?

Jeudi 1er octobre La Gaîté Lyrique organisait une conférence dans le cadre de I LOVE TRANSMEDIA.

Les questions ambitieuses de la conférence : « Quels types de projets se cachent derrière cette technologie nouvelle ? Assiste-t-on à une nouvelle bulle de type « Google Glass » ou doit-on s’attendre à une véritable révolution des écritures ? À quand la nouvelle « nouvelle vague » ?! »

La conférence était animé par Erwan Cario de Libération et accueillait Jan Kounen, réalisateur, Michel Reilhac, auteur de fiction transmedia et Chloé Jarry productrice chez Caméra Lucida et qui travaille sur le projet The ennemy.

#ilovetransmedia

La réalité virtuelle nouveau média

Pendant plus d’une heure le débat a été riche en informations. Les 3 intervenants ont eu une expérience différente avec la RV et leur partage a été très enrichissant. Ainsi Chloé Jarry a produit un projet de RV qui tourne déjà plusieurs villes, Jan Kounen commence son projet de RV tandis que Michel Reilhac travaille la RV depuis 1 an et en est à son 3ème projet. Michel Reilhac nous relate d’ailleurs ses réussites et ses échecs dans l’élaboration du scénario, le placement du corps du spectateur dans la RV… La RV étant encore peu répandue le partage d’expérience est faible. Il a du tester plusieurs approches afin de trouver son best practice. Voici donc retranscrit la première partie de la conférence et les phrases clé à retenir.

Chloé Jarry

Chloé Jarry produit le projet « The Ennemy » qui fait parti des nouveaux projets d’écriture de France Télévisions. A l’origine c’est l’idée d’un photographe résident au MIT en 2013. Il s’agit d’une co-production avec l’ONF au Québec.

L’histoire ? A l’origine il s’agit d’un projet journalistique qui propose d’aller à la rencontre de 2 combattants qui nous expliquent quel est leur rapport à la guerre, pourquoi ils se battent, etc. Le spectateur se situe entre eux et il peut aussi se déplacer dans l’espace grâce aux capteurs de mouvements.

Il y a deux parties dans le projet. Le premier est lié à un événement, le deuxième via une application mobile.

  • la 1ère partie est constituée de réalité virtuelle, dans le cadre d’une installation, c’est à dire que le dispositif prend place dans un lieu fixe et l’événement ira à la rencontre des spectateurs dans plusieurs villes du monde. Les gens sont dans cette pièce vide maisla scène est en partie reconstituée. Le spectateur porte un casque Oculus Rift. Des caméras de tracking le suivent afin que le contenu vu dans les Oculus tient compte des déplacements. La personne est libre de ses déplacements ce qui augmente la sensation de réel. Le contenu est basé sur des captations réelles et de la 3D.
  • la 2ème partie c’est de la réalité augmentée via une application smartphone où les combattants viennent se positionner dans notre environnement. Puis il y a une réalité mixte grâce au cardboard.

Quelle est l’attitude des gens ? Pour le moment 600 personnes ont pu tester ce dispositif. Leur attitude face à ces 2 combattants est très respectueuse comme lorsque l’on est en face de quelqu’un. Seul 5% tournent autour ou essaient de les toucher et une poignée se mettent à quatre pattes pour essayer de passer entre leurs jambes. Ils adoptent un comportement comme dans le réel. Ils restent à une distance très respectueuse comme lors d’une conversation, car il y a un sentiment incroyable de présence. Ils regardent véritablement les personnages comme une vraie personne.

Le sentiment de présence est un paramètre très important dans la réalité virtuelle. Ils ne sont pas juste spectateurs, ils vivent l’action. Il y a un véritable rapport à l’autre ce qui est nouveau dans le cinéma.

Jan Kounen

Jan Kounen se déclare novice dans la réalité virtuelle. Pour lui le cinéma n’a fait que « d’augmenter l’immersion sensorielle du spectateur » :  « on raconte des histoires mais on passe par les canaux sensoriels « sons et images » et à partir du moment où vous inventez un nouveau système qui va permettre de changer radicalement les paramètres de l’immersion sensorielle et de l’augmenter, faire en sorte que lorsque l’on regarde un film en VR il se stocke dans l’esprit, non pas comme le souvenir d’avoir vu un film ou d’avoir vécu une expérience de lecture mais comme un souvenir de la scène que j’ai captée. On sent bien que cognitivement cela va très profondément dans les gens ». En tant que réalisateur il a l’habitude de proposer un chemin émotionnel, sensoriel mais avec la VR il s’interroge sur le fait de « se poser des questions avec un nouveau langage ». Il est censé de croire qu’une expérience VR, du fait de cette immersion sensorielle, peut avoir plus d’impact sur le spectateur qu’un documentaire et donc peut faire changer un jugement par exemple sur ces 2 combattants.

Un film en VR se stocke dans l’esprit, non pas comme le souvenir d’avoir vu un film ou d’avoir vécu une expérience de lecture mais comme un souvenir de la scène que j’ai captée

La réalité virtuelle « c’est vivre une expérience et non regardez simplement un film », c’est une vraie proposition de se positionner dans l’espace. C’est un changement de paradigme complet de placer un spectateur dans l’espace de l’histoire qui lui est racontée et sur laquelle il peu interagir.

Au début bien sûr la personne tourne la tête pour regarder l’environnement mais très rapidement lorsque la mise en scène est là, que l’histoire tient la route, la personne est positionnée dans l’espace, elle n’est pas que spectatrice de ce que l’auteur lui raconte.

Le spectateur n’est plus devant un écran mais il peut se déplacer dans l’espace. Le réalisateur tient compte de la localisation du spectateur au-delà de son simple cadrage qu’il a l’habitude de faire dans son cinéma traditionnel. Lorsqu’un réalisateur fait son film il scénarise et par conséquent cela peut être apparentée à de la manipulation, la mise en scène actuelle est de toute façon déjà de la manipulation bienveillante.

Avec la réalité virtuelle, on va aussi pouvoir scénariser sur un son qui va amener un regard, puisque l’on est en 360°, on est donc plongé au coeur de l’action. Le spectateur a toujours la liberté de regarder où il le souhaite mais en tant que réalisateur on doit se poser la question de la narration. Est ce que l’on guide le spectateur vers son histoire que l’on souhaite raconter ? ou est ce que l’on propose 4 chemins selon les 4 plans… ? A ce niveau Jan Kounen se positionne en tant qu’explorateur de cette nouvelle technologie où tout est à faire et à imaginer. Le paradigme du cinéma change et mêle plusieurs autres arts : théâtre, jeux vidéo, etc. qui fusionnent avec le pouvoir du documentaire.

Jan Kounen travaille actuellement sur le projet « 7 lives » avec Red Corner. Ce film est une fiction mais ses envies vont clairement vers le documentaire et il se réfère au film des Frères Lumières « Le train en gare de la Ciotat ».

Jan Kounen considère ce projet de réalité virtuelle comme un autre langage.

La RV ce n’est pas une étape du cinéma comme le son, puis la couleur puis la 3D. La RV est un autre langage

Il repart à zéro dans le cinéma et s’appuie sur des domaines issus d’autres arts. Pour Jan on est face à la naissance de quelque chose de nouveau, une nouvelle réflexion, il existe une scène expérientielle où il faut un scénario ET un chef d’orchestre.

Michel Reilhac

Michel Reilhac nous partage ensuite son expérience avec la VR. Sa première expérience date de 2014 et l’impact de la VR qui crée l’immersion, qui crée ce sentiment de présence qui lui même créé un sentiment d’empathie est extrêmement puissant. On se retrouve ainsi dans une situation où on « est » là, dans l’action, on est la présence. On EST véritablement dans l’action.

Michel Rielhac s’est construit son propre dispositif de réalité virtuelle pour faire son film composé d’un Rig et de 14 caméra GoPro ainsi que de 2 prises de son binaural avec huit canaux (budget moyen : 11 000 €).

Son premier film, il l’a conçu avec Pierre Okio et la chorégraphe Mathilde Monnier au CND (centre national de la danse). Le film dure 4 minutes et est en montage.

Sur ce premier travail, Michel Reilhac a étudié la distorsion de la distance au corps dans la réalité virtuelle qui l’avait frappé comme étant un obstacle. En effet quand on regarde un personnage dans la VR on le voit comme dans la réalité mais lorsque l’on tourne un peu la tête, il y a une distorsion de l’espace ce qui nécessite des réglages. Il a donc fait sa phase de « stitching » qui consiste à coudre les images ensemble afin que l’expérience soit la plus réussie.

Son deuxième film « Vient » est plus narratif avec des effets spéciaux et dure 12 minutes. Comme avec la réalité virtuelle on est vraiment dans un rapport à l’autre, on joue sur l’empathie, sur l’intime, Michel Reilhac a « poussé » l’expérience jusqu’à la nudité. Ce film est assez sensuel et joue sur la nudité de l’autre. Ce film est en VR et non intégré à un dispositif de reconnaissance de mouvement car Michel Reilhac a trouvé que cela créait un malaise, des nausées dûs à la représentation du corps dans l’espace réel vs VR. Pour le moment il s’interdit tout mouvement de caméra tant qu’il n’y a pas de dispositif abouti.

La promesse est immense : offrir à chacun le théâtre de ses rêves ! Faire vivre des expériences et des rencontres jusque là impossible !

Son 3ème film également en montage s’appelle « Wait for me »  et est constitué de 10 épisodes filmés en 2D qui une fois visionnés débloqueront un film de 70 minutes en RV. Au fur et à mesure du film on comprend que l’on est l’un des personnages du film et on « entre en action ». Pour ce film Michel Reilhac a fait un teaser qui lui a beaucoup appris sur la représentation du corps. Il y a le point de vue subjectif, qui est forcément plus impliquante mais qui nous interroge sur « qui on est quand on est dans la VR ? » si je n’ai pas de corps. Je suis donc un pur esprit. Et si j’ai un corps quel corps j’ai ? Si je suis un homme et que dans la VR je suis une femme, le réalisateur dois légitimer le fait d’être une femme. De son expérience il en a conclut que le « spectateur » devait être un pur esprit et considérer comme tel par les personnages. Etre un pur esprit (sans corps représenté) mais être considéré par les personnages, cela ne fonctionne pas.

Dans le futur avec l’amélioration des technologies on pourra avoir son propre corps et alors on pourra travailler autrement mais actuellement c’est la condition « pure esprit » qui prévaut.

Par contre dans le documentaire on peut être « pure esprit », un regard non incarné mais dans un film de fiction cela ne marche pas.
Découvrez la suite de la conférence en vidéo :

Si vous êtes intéressés par les nouvelles technologies je vous invite vivement à visiter le site internet de la Gaité lyrique pour connaitre l’agenda des événements.

Live est le film en préparation de Jan Kounen avec Red Corner. Le site du film ici.

Je vous propose aussi ici la vidéo du film des Frères Lumières « L’entrée d’un train en gare de La Ciotat » et plusieurs fois cités pendant cette conférence. Ce film a été projeté en décembre 1895 et est cité comme référence car le cadrage du train qui semble arriver vers le spectateur était pour l’époque nouveau et impressionnant. Le côté réel avait alors surpris certains spectateurs qui avaient eu le sentiment que le train arrivait vraiment vers eux.

Si le sujet de la Réalité Virtuelle, Réalité augmentée et la vidéo 360° vous intéresse n’hésitez pas à me contacter pour partager votre propre expérience et vos enseignements.

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